Un village dans une niche verte
Au creux d’une magnifique reculée composée de forêts de feuillus infinies et d’immenses roches de calcaire, voici le paisible village de Nans-sous-Sainte-Anne, ce petit paradis a été façonné par la nature et la main de l’homme.
Et au fond de cette sublime vallée coule le Lison un affluent tempétueux de la Loue.
Que vous arriviez à Nans-sous-Sainte-Anne à pied par la vallée, en voiture par Saraz, ou par la route de Salins-les-Bains… votre oeil est immédiatement saisi par la beauté du lieu !
Cette nature dense et profonde à la forêt indomptée donne l’impression d’arriver au bout du monde… L’ensemble des maisons plutôt trapues et accueillantes autour du clocher « à l’impériale » de la petite église, donne un tel sentiment de plénitude que l’on imagine facilement le havre de paix parfait où l’on a juste envie de s’arrêter quelques moments pour profiter du petit brin d’air qui vient gazouiller au creux de son oreille.
Des sources à la source
La source du Lison est un site naturel de grand intérêt au coeur d’un paysage préservé.
Au pied d’une falaise de hautes roches calcaires dans le fond de la vallée encaissée, l’eau jaillit d’une grotte en une cascade intarissable, un spectacle fracassant et fascinant ! Les camaïeux de verts en été, ou multicolores à l’automne soulignent les phénomènes géologiques exceptionnels. Tout y est sauvage à souhait, indompté et préservé !
La source est une résurgence alimentée par un bassin versant de 100 km2 où les ruisseaux deviennent eaux souterraines qui s’infiltrent en pertes, gouffres ou dolines et finissent dans la source du Lison.
Une histoire riche & des activités nature
Connaissez-vous « La guerre des boutons » ?
C’est avant tout un livre fameux de Louis Pergaud et un film mythique d’Yves Robert.
Beaucoup de légendes, d’histoires, viennent mystifier ce lieu… nous ne retiendrons ici que le bref passage de Louis Pergaud.
Cet illustre écrivain passa donc une partie de son enfance à Nans, alors que son père était instituteur du village. Il aurait puisé l’origine de son roman « la guerre des boutons » dans les rivalités entre enfants de Nans et ceux de Montmahoux, village voisin. … mais de cela, personne n’est certain !
Petit extrait de La Guerre des Boutons :
« Alors prenant son bout de craie au fond de sa profonde, haussé sur ses orteils aussi haut que possible, Lebrac inscrivit sur le lourd panneau de chêne culotté et noirci qui fermait le saint lieu, cette inscription lapidaire qui devait faire scandale le lendemain, à l’heure de la messe, beaucoup plus par sa crudité héroïque et provocante que par son orthographe fantaisiste : Tou lé Velrant çon dé paigne ku ! »
Louis Pergaud 1882-1915, auteur de La Guerre des boutons et des récits animaliers De Goupil à Margot, Prix Goncourt 1910.
Dégustation, flâneries, visites et activités sportives
Découvrez la source du Lison et l’ensemble des sites naturels environnants cités ci-dessous avec de nombreux sentiers de randonnées très bien balisés.
Pour une journée d’excursion, plusieurs restaurants ainsi qu’une fromagerie et une épicerie offrent la possibilité de déjeuner et se désaltérer sur place avec des produits locaux !
Pour les activités de pleine nature, ne ratez pas la via ferrata, une des plus belle de la région ! Et pour les adeptes des pieds sous terre, les sites de pratique de la spéléologie vous apporteront de belles surprises.
À deux pas, une étape s’impose à cette ancienne fabrique d’objets tranchants qui a fonctionné jusqu’en 1969.
www.museedelataillanderie.fr/
La visite permet de compléter l’escapade avec une immersion au coeur des savoir-faire franc-comtois dans ce qui fût un authentique centre de production notamment de faux avec l’ensemble des mécanismes hydrauliques qui fonctionnent toujours dont un système de soufflerie unique au monde.
Une exposition permanente retrace aussi la vie et les conditions de travail dans cette usine entre 1865 et 1969.
Protection et refuge de biodiversité
La source du Lison est le premier lieu à avoir reçu le classement de site naturel en France, suite à la première loi de protection de l’environnement, dite loi Beauquier* (avril 1906) prise en premier lieu pour la protection du site alors menacé – Depuis 1892 il figure comme site naturel d’exception dans les guides touristiques.
Un havre de paix où nombre d’espèces animales trouvent refuge, Faucon pélerin, Hibou Grand duc (qui bénéficient d’une protection européenne), le Martinet à ventre blanc et le Grand corbeau qui nichent dans les falaises du site. Bussard Saint-Martin, l’Alouette lulu ou la Pie-grièche écorcheur vivent dans les habitats ouverts. D’autres espèces de Vertébrés comme le Lézard vert et le Lézard des murailles trouvent élection dans les biotopes des pelouses sèches. C’est aussi le cas du Damier de la Succise, un papillon présent sur les extensions du site. Les ornières forestières hébergent le Crapaud sonneur à ventre jaune.
7 espèces de chauve-souris sont présentes sur le site, comme le Petit Rhinolophe, ou entres autres, le Grand Rhinolophe, la Barbastelle, le Minioptère de Schreibers, le Vespertilion de Bechstein, ou le Grand Murin.
*Charles Beauquier était un député du Doubs.

